[167]: Journal inédit de M. de Viel-Castel.

[168]: «Je ne saurais trouver de termes pour dire à quel point la Reine se sentit blessée au cœur; c'était à ses yeux une des plus mortelles atteintes que pût recevoir la royauté.» (Trognon, Vie de Marie-Amélie, p. 283.)

[169]: Lutèce, p. 25.—Proudhon, lui aussi, relevait l'inconséquence de cette bourgeoisie: «Qu'est-ce qu'une royauté à qui on compte ses revenus, franc par franc, centime par centime? écrivait-il, le 27 février 1840, à un de ses amis... Qui veut le roi veut une famille royale, veut une cour, veut des princes du sang, veut tout ce qui s'ensuit. Le Journal des Débats dit vrai: les bourgeois conservateurs et dynastiques démembrent et démolissent la royauté, dont ils sont envieux comme des crapauds.» (Correspondance de Proudhon, t. Ier, p. 194.)

[170]: Chronique politique de la Revue des Deux Mondes du 15 mars 1840.

[171]: Mémoires de Metternich, t. VI, p. 393.

[172]: En septembre 1839, les divisions intérieures de l'armée carliste et la trahison de Maroto, général en chef de cette armée, avaient obligé Don Carlos à quitter l'Espagne et à se réfugier en France.

[173]: Quelques jours plus tard, le 28 février, le Roi disait à M. Duchâtel: «Je signerai demain mon humiliation.» Et comme, le lendemain, M. Thiers avait peine à trouver un ministre des finances: «Cela ne fera pas difficulté, dit Louis-Philippe; que M. Thiers me présente, s'il veut, un huissier du ministère; je suis résigné.» (Mémoires de M. Guizot, t. V, p. 13.)

[174]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.

[175]: Lettre du 25 avril 1840. (Documents inédits.)

[176]: Documents inédits.—À la même époque, M. Doudan écrivait à M. d'Haussonville: «Est-ce que vous vous êtes figuré que vous alliez devenir le gendre d'un ministre? Non, j'imagine. Quand M. de Broglie eût pu disposer de son temps et qu'il eût eu l'esprit aux affaires, je n'aurais jamais pu désirer qu'il se jetât au milieu de ces petites factions turbulentes, exigeantes..... Je suis convaincu qu'un mois après l'inauguration de ce cabinet, dont beaucoup disent qu'il eût été le salut du peuple, les inquiétudes maladives que les partis ont dans les jambes auraient recommencé de plus belle. On a tellement travaillé à disperser les groupes dans la Chambre des députés que, sauf la haine, qui est changeante, il n'y a pas de cohésion entre quatre chats. Chacun se promène en liberté dans sa gouttière, l'air capable et impertinent, et vous voulez qu'on se mette à rallier cette grande dispersion! Il faut laisser faire cela au temps et aux événements.» (Lettre du 12 mars 1840, Mélanges et Lettres, t. Ier, p. 291, 292.)