[272]: Papiers inédits du duc de Broglie et Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.

[273]: «La fureur que l'article excite, écrivait le Roi à M. Guizot, le 1er juillet 1844, ne m'étonne pas et ne me paraît pas un mauvais symptôme... Mais à présent que la polémique est engagée, il faut la soutenir vigoureusement. Il est clair qu'on veut faire, comme les autres fois, tomber la question, en arrêtant le débat par intimidation, et, cela étant, il faut au contraire leur montrer qu'ils ne font pas peur et qu'ils n'étoufferont pas les justes cris de ma famille et de moi-même. Je vous recommande cela bien vivement, mon cher ministre, et je vous prie de mettre les fers au feu dans ce sens-là.» (Revue rétrospective.)

[274]: Séance du 1er juillet 1844.

[275]: Circulaire aux agents diplomatiques, en date du 2 janvier 1844.

[276]: Lettre du 13 janvier 1844. (Documents inédits.)

[277]: M. Sainte-Beuve écrivait sur le moment: «M. Guizot a montré la plus véritable, la plus énergique éloquence, la force, la sobriété, quelque chose de démosthénique et d'accompli.» (Chroniques parisiennes, p. 177.)

[278]: Un historien démocratique, écho fidèle de l'opposition du temps, M. Elias Regnault, dit à ce sujet: «Il faut l'avouer, M. Guizot fit preuve d'une vigueur et d'une éloquence dignes du sujet et put, à bon droit, s'enorgueillir d'une éclatante victoire.» (Histoire de huit ans, t. II, p. 364.)

[279]: Lettre du 19 janvier 1844. (X. Doudan, Mélanges et Lettres, t. II, p. 1.)

[280]: M. Duvergier de Hauranne, ordinairement bien au courant de ce qui se passait dans les coulisses parlementaires, donne, dans ses Notes inédites, une explication assez étrange du silence de M. Berryer. À l'entendre, M. Guizot avait fait avertir M. Berryer qu'il avait entre les mains une lettre fort compromettante, écrite par lui en 1831 ou 1832 et saisie dans les papiers d'un conspirateur vendéen. Si M. Berryer prononçait le mot de Gand, cette lettre serait lue. C'est devant cette menace qu'il s'était arrêté. Mais alors, pourquoi la lettre n'a-t-elle pas été lue lors du second débat, quand M. Berryer s'est décidé à parler de Gand? M. Duvergier de Hauranne suppose qu'au milieu du tumulte, M. Guizot, troublé, ne pensa plus à la lettre. Ce récit paraît peu vraisemblable.

[281]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne. Ce dernier dit tenir ces détails de M. Vitet, ami du ministre.