[530]: Discours du 19 mars 1844. M. Dupin avait du reste déjà commencé, le 25 janvier précédent.
[531]: Sur M. Dupin, voir t. II, ch. V, § I.
[532]: Correspondance de Jules Janin.
[533]: Ces derniers mots furent gravés sur la médaille d'honneur offerte par les catholiques de Lyon à M. de Montalembert.
[534]: Vie du P. de Ravignan, par le P. de Pontlevoy, t. I, p. 268.
[535]: Ces protestations ont été réunies dans les deux premiers volumes des Actes épiscopaux.
[536]: Dans son beau livre des Vues sur le gouvernement de la France, le duc de Broglie a exprimé sur ces questions son opinion dernière: il s'y prononce pour la liberté la plus large.
[537]: Documents inédits.
[538]: L'expression est de M. Sainte-Beuve, qui disait aussi: «M. Cousin a l'air véritablement, depuis toute cette discussion, d'être condamné à la ciguë, et il varie l'Apologie de Socrate sur tous les tons.» (Chroniques parisiennes, p. 203 et 214.)
[539]: Le duc de Broglie écrivait, le 11 mai 1844, à son fils, au sujet de ce débat: «J'avais prévenu plus d'une fois Cousin qu'il se tînt très tranquille, sous peine de voir passer un amendement dirigé spécialement contre lui; il n'a tenu compte de mon avertissement; il a bien fallu alors lui administrer une correction sévère; je l'ai fait, en substituant à un amendement saugrenu qui n'avait de sens que d'être dirigé contre Cousin, un amendement général qui affranchit le ministre et le conseil royal de l'instruction publique de la petite tyrannie de chaque membre de ce conseil, lequel se regarde comme souverain dans sa sphère et ne prend la peine de communiquer ce qu'il fait à ses collègues que pour la forme. En faisant du programme du baccalauréat ès lettres une affaire de gouvernement, ce qui est l'exacte vérité, nous avons mis ordre à tout envahissement de l'esprit de coterie dans l'instruction publique. Il avait fallu assister à la discussion, pour voir apparaître au grand jour le fond des choses et pour bien reconnaître qu'il y a, en ce moment, en France, un petit pape de la philosophie, avec un petit clergé philosophique, qui prétend disposer de l'enseignement philosophique sans que personne y regarde, et qu'on ne puisse devenir avocat, médecin, pharmacien, fonctionnaire public, professeur ou autre chose sans avoir souscrit le formulaire de la raison impersonnelle. J'ai fait passer l'amendement aux neuf dixièmes des voix.» (Documents inédits.)