[212]: Dépêche à M. de Jarnac, chargé d'affaires à Londres, citée par M. Guizot, à la tribune de la Chambre des pairs, dans son discours du 20 janvier 1847.

[213]: À Eu, lord Aberdeen dit à M. Guizot: «La Reine n'ira point à Paris; elle veut être venue pour voir le Roi et la famille royale, non pour s'amuser.» (Mémoires du M. Guizot, t. VI, p. 193.)

[214]: Rappelons que la duchesse de Kent, mère de la Reine, et le prince Albert, son mari, étaient des Cobourg. D'autre part, trois enfants de Louis-Philippe, les princesses Louise et Clémentine et le duc de Nemours, avaient épousé des Cobourg.

[215]: The Greville Memoirs, second part, t. II, p. 196, 197.

[216]: Mémoires de M. Guizot, t. VI, p. 188, 189.

[217]: Les extraits de ce journal, auquel je ferai plusieurs autres emprunts, ont été publiés par sir Théodore Martin, dans son ouvrage The Life of H. R. H. the Prince Consort. M. Craven a donné une traduction abrégée de cet ouvrage, sous ce titre: Le Prince Albert, extraits de l'ouvrage de sir Théodore Martin.

[218]: À propos des acclamations des populations, M. Guizot faisait, dans une lettre écrite le lendemain, les réflexions suivantes: «Ce pays-ci n'aime pas les Anglais. Il est normand et maritime. Dans nos guerres avec l'Angleterre, le Tréport a été brûlé deux ou trois fois et pillé je ne sais combien de fois. Mais on a dit, on a répété: La reine d'Angleterre fait une politesse à notre roi; il faut être bien poli avec elle. Cette idée s'est emparée du peuple et a surmonté souvenirs, passions, tentations, partis. Ils ont crié et ils crieront: Vive la Reine! et ils applaudissent le God save the Queen de tout leur cœur. Il ne faudrait seulement pas le leur demander trop longtemps.» (Mémoires de M. Guizot, t. VI, p. 191.)

[219]: À propos de la visite faite à la chapelle du château, la Reine écrit sur son journal: «C'est la première chapelle catholique que j'aie vue.»

[220]: Pour l'exposé des conversations politiques qui ont eu lieu à Eu, pendant la visite de la reine d'Angleterre, je me suis principalement attaché au témoignage de l'un des interlocuteurs, aux Mémoires de M. Guizot (t. VI, p. 191 et suiv., et t. VIII, p. 144). Les citations qui seront faites sans indication de source spéciale sont empruntées à ces Mémoires.

[221]: Les historiens anglais ont naturellement cherché à établir que leur gouvernement ne s'était nullement engagé à repousser la candidature du prince de Cobourg. Telle est notamment la thèse de M. Bulwer (Life of Palmerston) et de sir Théodore Martin (Life of H. R. H. the Prince Consort). Le baron de Stockmar présente les faits de même dans ses Mémoires.