[159]: «Questions immenses, disait-il, et qui pour moi sont loin d'être résolues.»

[160]: C'est à chaque page qu'on trouve, dans les écrits de Lamennais, ces exclamations incendiaires. Voyez, par exemple, ce fragment d'une brochure intitulée le Pays et le gouvernement: «Ô peuple, dis-moi, qu'es-tu? Ce que tu es! si j'ouvre la Charte, j'y lis une solennelle déclaration de ta souveraineté: cela fut écrit après ta victoire. Si je regarde les faits, je vois qu'il n'est point, qu'il ne fut jamais de servitude égale à la tienne... Paria dans l'ordre politique, tu n'es, en dehors de cet ordre, qu'une machine à travail. Aux champs, tes maîtres te disent: «Laboure, moissonne pour nous.» Tu sais ce qu'on te dit ailleurs, tu sais ce qui te revient de tes fatigues, de tes veilles, de tes sueurs. Refoulé de toutes parts dans l'indigence et l'ignorance, décimé par les maladies qu'engendrent le froid, la faim, l'air infect des bouges où tu te retires après le labeur des jours et d'une partie de la nuit, réclames-tu quelque soulagement, on te sabre, on te fusille, ou, comme le bœuf à l'abattoir, tu tombes sous le gourdin des assommeurs payés et patentés.»

[161]: Correspondance de Proudhon, t. I, p. 169.

[162]: Quelques-unes de ces études avaient paru dans la Revue des Deux Mondes, de 1835 à 1840.

[163]: Revue des Deux Mondes, 1er mars 1843.

[164]: Correspondance de Proudhon, t, II, p. 134 à 137, et p. 169.

[165]: V. notamment les articles publiés par M. Guizot, dans la Revue française de février, juillet et octobre 1838.

[166]: Lettre du 25 juin 1843 (Lutèce, p. 380).

[167]: Lettres du 9 mars 1837 et du 12 juillet 1840.

[168]: Rapport du 19 janvier 1847, publié par la Revue rétrospective.