[229]: M. Reeve rendit compte de ses impressions à M. Greville, dans deux lettres en date des 20 et 22 décembre 1845. (The Greville Memoirs, second part, t. II, p. 345 à 347.)

[230]: M. Léon Faucher écrivait à M. Duvergier de Hauranne, le 30 novembre 1844: «Vous savez que les nuages se dissipent entre M. Thiers et les whigs. J'y ai, pour ma part, un peu travaillé, et je crois qu'il faut se féliciter, mais tout bas, de voir arriver le succès.» (L. Faucher, Biographie et Correspondance, t. I, p. 159.)

[231]: L'éditeur du Journal de M. Greville, M. Reeve, confirme ce rapprochement avec ses renseignements personnels, et il ajoute: «C'était le résultat de leur commune haine contre M. Guizot.» (The Greville Memoirs, second part, vol. II, p. 267.)

[232]: Lord Clarendon écrivait à Panizzi, le 12 octobre 1845: «Thiers passe littéralement comme un éclair; s'il veut apprendre quelque chose sur ce pays-ci, il ne doit pas venir ici pour une seule semaine, bien que cette façon d'agir soit en harmonie avec son système habituel. Vous rappelez-vous son fameux billet à Ellice, alors secrétaire de la trésorerie: «Mon cher Ellice, je veux connaître à fond le système financier de l'Angleterre: quand pourrez-vous me donner cinq minutes?» (The Life of sir Anthony Panizzi, par Louis Fagan.)

[233]: Journal inédit de M. de Viel-Castel.

[234]: On lit dans le Journal de Greville: «Aberdeen trouva M. Thiers très agréable, mais pas si bien (fair) pour Guizot que Guizot pour lui. Guizot parlait toujours en bons termes de lui, tandis que Thiers parlait très mal de Guizot. En effet, Thiers s'exprime sur Guizot avec le plus grand mépris, dit qu'il est grand à la tribune, mais qu'il n'est ni un homme d'État, ni un homme d'affaires.» (The Greville Memoirs, second part, vol. II, p. 298.)

[235]: Lettre du 29 octobre 1845. (Documents inédits.)

[236]: Lettre à M. Panizzi. (The Life of sir Anthony Panizzi, par L. Fagan.)

[237]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.—J'ai déjà eu occasion de mentionner ce traité. (Cf. plus haut, ch. I, § I.)

[238]: Lord John Russell écrivait en effet à lord Minto: «Je défendrai Palmerston, qui est si injustement accusé de désirer la guerre, et qui s'est conduit toujours si galamment et si bien.» Ne se rappelait-il donc pas combien il avait été mécontent, après la signature du traité du 15 juillet 1840, des procédés de Palmerston envers la France? Ce que j'ai indiqué (V. plus haut, t. IV, p. 292 à 296) de l'opposition, du reste fort impuissante, faite alors par Russell à Palmerston, se trouve confirmé et complété dans la Vie, récemment publiée, du premier de ces hommes d'État. (The Life of lord J. Russell, par Spencer Walpole, t. I, p. 347 à 363.)