[289]: Le langage de ce prince était des plus amers; il écrivait à un de ses parents d'Allemagne, le 17 septembre 1846: «Rien de plus perfide que la politique suivie par la cour française. On nous a dupés, et maintenant on triomphe. Mesquin triomphe d'avoir dupé un ami, et le seul qu'on a, et au moment même où il fait un sacrifice à l'amitié. Car les pauvres reines ont, jusqu'à la dernière heure, été attachées à Léopold, et cet attachement, elles ne l'ont abandonné que quand Bulwer leur a déclaré que nous ne pouvions pas y consentir...» (Aus meinem Leben und aus meiner Zeit, von Ernst II, herzog von Sachsen-Coburg-Gotha, t. I, p. 174.)

[290]: Ce fond d'affection reparaîtra en 1848, après la révolution de Février. La Reine écrira au baron Stockmar, le 6 mars 1848: «Vous connaissez ma tendresse pour la famille royale; vous savez comme je désirais de nouveau être dans de meilleures relations avec eux..., et vous disiez que le temps seul pourrait amener ce résultat... Que j'étais loin de prévoir comment il se ferait que nous nous reverrions en effet tous de la façon la plus amicale, que la duchesse de Montpensier, au sujet de laquelle nous nous disputions depuis plus d'un an, arriverait ici en fugitive!...» Et le 22 avril: «Ces pauvres exilés à Claremont! Leur vie, leur avenir vous brisent le cœur.» (Le Prince Albert, extraits de l'ouvrage de sir Théodore Martin, par A. Craven, t. I, p. 256 et 257.)

[291]: Le baron Stockmar a écrit, quelques semaines plus tard, le 10 novembre 1846: «Au commencement, la Reine était tout entière aux idées de pardon et de réconciliation; le prince, au contraire, ressentait le coup comme il convient à un homme; il voyait une chose injuste au fond, une offense nationale dans la forme et pour lui un procédé blessant, car il pouvait se dire qu'ayant sacrifié à de hauts intérêts politiques sa bienveillance pour son cousin, il n'avait reçu en échange qu'une marque d'ingratitude sous la forme la plus dédaigneuse.» (Mémoires de Stockmar.)—Écrivant à la Reine, Stockmar lui dénonçait la conduite de Louis-Philippe «comme un trait de politique égoïste et inique, du scandale duquel la réputation du Roi ne se remettrait jamais». (Le Prince Albert, extraits de l'ouvrage de sir Théodore Martin, par A. Craven, t. I, p. 208.)

[292]: The Greville Memoirs, second part, t. II, p. 424.

[293]: Documents inédits.

[294]: Le Prince Albert, extraits de l'ouvrage de sir Th. Martin, par A. Craven, t. I, p. 201 à 203.

[295]: The Greville Memoirs, second part, t. II, p. 424.

[296]: Revue rétrospective.

[297]: C'est ce qu'insinue lord Palmerston dans une lettre à Bulwer. (Bulwer, The life of Palmerston, t. III, p. 252.)

[298]: Le Prince Albert, extraits de l'ouvrage de sir Th. Martin, par A. Craven, t. I, p. 203 à 206.