[41]: Lettre de 1844.

[42]: Lettre d'avril 1846.

[43]: Lettre du 19 septembre 1845. (X. Doudan, Mélanges et lettres, t. II, p. 74.)

[44]: Un observateur clairvoyant et désintéressé, M. Sainte-Beuve, notait en 1846: «L'autorité de Lamartine, auprès des esprits réfléchis, n'a pas gagné dans ces dernières années; il n'a pas même acquis grand crédit au sein de la Chambre, malgré toute son éloquence; mais, au dehors et sur le grand public vague, son renom s'étend et règne de plus en plus; il le sait bien, il y vise, et bien souvent, quand il fait ses harangues à la Chambre, qui se montre distraite ou mécontente, ce n'est pas à elle qu'il s'adresse, c'est à la galerie, c'est aux gens qui demain le liront. Je parle par la fenêtre, dit-il expressivement.» (Notes et Pensées, Causeries du lundi, t. XI, p. 458.)

[45]: «Ce pays est mort, écrit-il le 7 juillet 1845; rien ne peut le galvaniser qu'une crise. Comme honnête homme, je la redoute; comme philosophe, je la désire.»

[46]: Voici en quelles circonstances fut tenu ce propos. Un libraire en quête d'un article sur Jésus-Christ, pour je ne sais quelle publication, était venu le demander à M. Cousin. Celui-ci refusa. L'éditeur se retirait désolé; il avait déjà descendu plusieurs marches de l'escalier, lorsque M. Cousin, se penchant sur la rampe, rappela l'éditeur et lui dit gaiement: «Allez voir Lamartine: il vous le fera; il brûle de se compromettre.» (Souvenirs sur Lamartine, par Charles Alexandre, p. 5 et 6.)

[47]: Ronchaud, La Politique de Lamartine, t. I, p. LIX.

[48]: M. de Lamartine, causant avec M. de Carné, quelques mois après la publication des Girondins, lui disait: «Si l'on m'applaudit, c'est que j'accomplis une œuvre de tardive justice; c'est que, sans faire l'apologie ni des crimes ni des criminels, ainsi qu'on m'en accuse, je montre que nos malheurs n'ont pas été perdus pour l'humanité, et que les principaux acteurs du drame, cédant parfois à la violence de leurs passions, mais pénétrés de la foi qui fait les martyrs, ont poursuivi des vérités fécondes, en y risquant jusqu'à l'honneur de leur mémoire. S'il a pu m'arriver de les grandir, c'est que j'ai cherché à saisir toujours les idées sous les hommes, et cela beaucoup moins dans l'intérêt de la renommée de ceux-ci qu'au profit de la Révolution, dont la cause est désormais inséparable de celle de la France.» (Correspondant du 10 décembre 1873.)—Plus tard, en 1861, M. de Lamartine, reconnaissant tardivement le péril et l'injustice de son œuvre, a fait son meâ-culpâ dans la Critique de l'Histoire des Girondins.

[49]: Voir, par exemple, une lettre de M. Doudan du 26 mars 1847 (Mélanges et lettres, t. II, p. 115), et une Lettre parisienne du vicomte de Launay (Mme de Girardin), en date du 4 avril 1847 (t. IV, p. 237).

[50]: Lettre du 20 mars 1847.