[91]: Mme de Girardin écrivait, dans sa Lettre parisienne du 11 juillet 1847: «Oh! que c'est ennuyeux! encore des révolutions! Depuis quinze jours, on n'entend que des gémissements politiques, des prédictions sinistres; déjà des voix lugubres prononcent les mots fatals, les phrases d'usage, formules consacrées, présages des jours orageux: L'horizon s'obscurcit!—Une crise est inévitable!—Une fête sur un volcan!—Nous sommes à la veille de grands événements!—Tout cela ne peut finir que par une révolution!—Les uns, précisant leur pensée, disent: Nous sommes en 1830! Les autres, renchérissant sur la prédiction, s'écrient: Que dites-vous? bien plus! nous sommes en 1790.» Et la chronique continuait sur ce ton. (Lettres parisiennes du vicomte de Launay, t. IV, p. 259.)
[92]: Lettre du 18 août 1847. (Documents inédits.)
[93]: Œuvres d'Alexis de Tocqueville, t. VII, p. 231.
[94]: Correspondance inédite d'A. de Tocqueville, t. II, p. 132.
[95]: Cité dans un article de M. A. Gigot, Correspondant du 10 décembre 1860.
[96]: Le maréchal Bugeaud, par d'Ideville, t. III, p. 201.
[97]: Lettre du 15 septembre 1847. (Documents inédits.)
[98]: Déjà, en 1845, par la même raison, le maréchal avait déposé le portefeuille de la guerre; mais il avait conservé alors la présidence du conseil.
[99]: Citons, par exemple, dans ce dernier ordre d'idées, cette délibération du conseil général du Nord: «Le conseil général, douloureusement affligé des scandales qui, depuis quelque temps, se sont révélés dans diverses parties du service public, émet le vœu que le gouvernement se montre animé, dans le choix de ses agents, de ces sentiments de probité et de haute moralité qui seuls peuvent donner à l'administration cette influence légitime qu'elle doit exercer dans l'intérêt de tous.»
[100]: Histoire du gouvernement provisoire.