[301]: Le chancelier écrivait, le 29 mai, à son ministre à Turin: «Le Roi n'a le choix qu'entre deux systèmes diamétralement opposés: entre celui qu'il a suivi jusqu'ici, et celui que bien des symptômes semblent caractériser comme étant celui qu'il entend suivre dans un prochain avenir. Le premier de ces systèmes est celui de conservation; l'autre est celui de la crasse révolution... Je regarde comme possible que l'encens libéral puisse obscurcir ses yeux... S'il a pris son parti, s'il veut la révolution, qu'il se prononce, nous saurons prendre le parti qui nous convient; s'il ne la veut pas, qu'il se prononce contre le mauvais jeu, nous sommes prêts à le seconder dans ses efforts... Le point le plus essentiel, c'est que nous voyions clair dans la situation.»
[302]: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 226 à 247.
[303]: Le marquis d'Azeglio a rapporté lui-même cette dramatique conversation dans ses Ricordi.
[304]: Voir la préface du livre de M. le marquis de Costa, les Dernières Années du roi Charles-Albert.
[305]: Documents inédits.
[306]: Ce propos m'a été rapporté par M. le duc de Broglie.
[307]: Lettre du 8 juin 1846.
[308]: Dépêche de M. de Revel au ministre des affaires étrangères du Piémont, en date du 10 juin 1846. (Storia documentata della diplomazia europea in Italia, par Nicomède Bianchi, t. V, p. 6.)
[309]: J'ai eu sous les yeux, grâce à de bienveillantes communications, la correspondance officielle et confidentielle de M. Guizot et de M. Rossi, correspondance également remarquable des deux côtés. J'y ai fait de nombreux emprunts. Une partie de ces documents avait déjà été citée soit dans le livre de M. d'Haussonville sur la Politique extérieure du gouvernement de Juillet, soit dans les Mémoires de M. Guizot. J'indiquerai ceux qui seront publiés ici pour la première fois.
[310]: Ce résumé des conversations de M. Rossi a été donné par le prince Albert de Broglie, qui, comme je l'ai dit, était alors premier secrétaire de l'ambassade de Rome. (Rossi et Pie IX, article publié dans la Revue des Deux Mondes du 15 décembre 1848.)