La noire mère astreint ce pied natal et pur

A qui la fange pèse.

De ton front voyageur les vents ne veulent pas ;

La terre tendre et sombre,

O Platane, jamais ne laissera d’un pas

S’émerveiller ton ombre !

Ce front n’aura d’accès qu’aux degrés lumineux

Où la sève l’exalte ;

Tu peux grandir, candeur, mais non rompre les nœuds

De l’éternelle halte !