Sonne, au comble de l’or, l’azur du jeune hiver

Sur tes harpes, Platane,

Ose gémir !… Il faut, ô souple chair du bois,

Te tordre, te détordre,

Te plaindre sans te rompre, et rendre aux vents la voix

Qu’ils cherchent en désordre !

Flagelle-toi !… Parais l’impatient martyr

Qui soi-même s’écorche,

Et dispute à la flamme impuissante à partir

Ses retours vers la torche !