A peine il se redresse, il voit d’un œil qui dort

Sur le marbre absolu, le temps pâle se peindre

L’heure sur moi descendre et croître jusqu’à l’or…


… « Existe !… Sois enfin toi-même ! dit l’Aurore,

O grande âme, il est temps que tu formes un corps !

Hâte-toi de choisir un jour digne d’éclore,

Parmi tant d’autres feux, tes immortels trésors !

Déjà, contre la nuit, lutte l’âpre trompette !

Une lèvre vivante attaque l’air glacé ;