Si la feuille éperdue effleure la napée,

Elle suffit à rompre un univers dormant…

Votre sommeil importe à mon enchantement,

Il craint jusqu’au frisson d’une plume qui plonge !

Gardez-moi longuement ce visage pour songe

Qu’une absence divine est seule à concevoir !

Sommeil des nymphes, ciel, ne cessez de me voir !

Rêvez, rêvez de moi !… Sans vous, belles fontaines,

Ma beauté, ma douleur, me seraient incertaines.

Je chercherais en vain ce que j’ai de plus cher,