Qu’ils sont beaux de mes bras les dons vastes et vains !

Mes lentes mains, dans l’or adorable se lassent

D’appeler ce captif que les feuilles enlacent ;

Mon cœur jette aux échos l’éclat des noms divins !…

Mais que ta bouche est belle en ce muet blasphème !

O semblable !… Et pourtant, plus parfait que moi-même,

Éphémère immortel, si clair devant mes yeux,

Pâles membres de perle, et ces cheveux soyeux,

Faut-il qu’à peine aimés, l’ombre les obscurcisse,

Et que la nuit déjà nous divise, ô Narcisse,