O marche lente, prompte, et pareille aux pensées

Qui parlent tour à tour aux têtes insensées !

La caresse et le meurtre hésitent dans leurs mains,

Leur cœur, qui croit se rompre au détour des chemins,

Lutte, et retient à soi son espérance étreinte.

Mais leurs esprits perdus courent ce labyrinthe

Où s’égare celui qui maudit le soleil !

Leur folle solitude, à l’égal du sommeil,

Peuple et trompe l’absence ; et leur secrète oreille

Partout place une voix qui n’a point de pareille.