Mais, d’une pierre simple est le temple où je suis,

Où je vis… Car je vis sur tes lèvres avares !…

O mon corps, mon cher corps, temple qui me sépares

De ma divinité, je voudrais apaiser

Votre bouche… Et bientôt, je briserais, baiser,

Ce peu qui nous défend de l’extrême existence,

Cette tremblante, frêle, et pieuse distance

Entre moi-même et l’onde, et mon âme, et les dieux !…

Adieu… Sens-tu frémir mille flottants adieux ?

Bientôt va frissonner le désordre des ombres !