L’arbre aveugle vers l’arbre étend ses membres sombres,

Et cherche affreusement l’arbre qui disparaît…

Mon âme ainsi se perd dans sa propre forêt,

Où la puissance échappe à ses formes suprêmes…

L’âme, l’âme aux yeux noirs, touche aux ténèbres mêmes,

Elle se fait immense et ne rencontre rien…

Entre la mort et soi, quel regard est le sien !

Dieux ! de l’auguste jour, le pâle et tendre reste

Va des jours consumés joindre le sort funeste ;

Il s’abîme aux enfers du profond souvenir !