Cette chanson virile à la gloire de vivre
Sous la tente qui claque au vent frais du matin,
Où la nouba des « goums » pleure, nasille et vibre,
Où le clairon des camps mêle sa voix d’airain,
La chanson de la plaine aride et grandiose,
Que la Bonne Nomade à ses frères errants
Chantait, le soir venu, devant la tente close,
Quand le soleil mourait en ses ors triomphants.
Tandis qu’au ksar prochain agonisaient les flûtes,
Elle évoquait leur vie sereine et sans douleur,