Ne demande au Seigneur que le temps nécessaire
Pour transmettre en courant le flambeau du passé.
Pour la remercier de sa pitié divine,
Aux entours de sa tombe, en les soirs lumineux,
Les pâtres, accordant la flûte bédouine,
Lui diront la chanson qu’elle chanta pour eux.
Cette belle chanson de l’Errante tragique,
Où palpite et gémit l’âme des vagabonds,
Où s’évoquent, ardents, l’horizon désertique
Et le sable infini sous les grands cieux profonds.