Rien n’y a fait. Mes domestiques hochaient la tête, mal convaincus par mes instances.

L’une d’elles a dit:

«—Les bolcheviks arriveront peut-être à sortir la Russie de cette impasse.»

—Mais non, malheureuse! ai-je répondu.

Et trouvant l’argument souverain, celui qui pouvait décider cette âme simple, j’ai ajouté:

«—Les bolcheviks viendront vous prendre toutes vos provisions.»

Alors elles ont refusé de voter et les deux émissaires sont repartis bredouilles.

Toucher à la bourse d’un Russe, c’est peu.

Prendre ses provisions, c’est tout...

12 décembre.