L’un d’eux, pour se faire la main probablement, a tiré.

Aujourd’hui, en me rendant, vers six heures, à la mission française, j’ai vu passer trois voitures chargées de caisses qui paraissaient lourdes.

Une de ces caisses dégringola et, s’étant brisée, laissa échapper des fusils.

Aussitôt descend d’un traîneau qui suivait un soldat en uniforme russe qui invective brutalement le conducteur.

Mais ce soldat invective... en allemand.

Et c’est... en allemand que le conducteur lui a répondu.

Ce sont donc les Allemands qui organisent clandestinement, le soir, à la tombée de la nuit, la résistance de la ville.

9 avril.

Quelle angoisse étreint tous les Français en apprenant le bombardement de Paris par ces nouveaux canons 240, qui portent à 120 kilomètres et dont les obus sont tombés au cœur même de la Ville-Lumière.

Cette nouvelle stupéfiante nous est apportée ce matin.