Fin : « Et y morut grant foison de leurs gens et de leurs chevaux. Et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de. »
Le chapitre des amours de Thibaut s'y trouve avec le nom de Gastebrule.
No 8311.
Sainte-Palaye s'est trompé quand il a vu dans ce manuscrit une leçon des Chroniques de Saint-Denis. C'est un volume dépareillé d'un traité adressé au duc Charles-le-Téméraire, et renfermant des exemples de magnanimité.
FONDS DE SAINT-GERMAIN.
No 87. (Anc. nos 142 et 143.)
Deux volumes in-folio, papier, à deux colonnes ; fin du XVe siècle ; reliés en veau sur bois.
Cet exemplaire est assez peu correct et ne poursuit la transcription définitive que jusqu'à la mort de Philippe-Auguste. Le règne de chacun des autres rois est raconté d'une manière très-sommaire et d'ailleurs entièrement étrangère au texte des Chroniques de Saint-Denis. Ce point d'arrêt, le même que dans le no 8299, justifie la conjecture que nous avons émise plusieurs fois sur les différens rédacteurs de l'ouvrage entier. Sous le règne de Philippe-le-Hardi fut achevée la première partie jusqu'à Philippe-Auguste : la continuation, qui embrassoit les règnes de Louis VIII, saint Louis, Philippe III, Philippe IV, Louis X, Philippe-le-Long, Charles-le-Bel et Philippe de Valois, n'a pas été connue ou du moins reproduite dans les volumes que nous mentionnons.
Début : « Cy commancent les Croniques de France faites et extraictes du propre original. Lequel est en leglise de monseigneur Saint-Denis de France lez Paris. Et premier sensuit le prologue.
» Celluy qui ceste œuvre commence a tous ceulx qui ceste ystoire liront salut a nostre Seigneur. Pource que pluseurs gens debveroient desirer de savoir de la genealogie et de quel original et de quelle lignee sont yssus les roys de France enprint il ceste œuvre a faire par le commandement de tel homme qui ne peut ne ne deust refuser. Mais pour ce que sa lectreure et la simplete de son engin ne suffist pas a traictier donneur de si haulte ystoire, etc. »