« Ci commencent les Croniques des roys de France, depuis le temps des premiers roys qui y furent jusques au temps du roy Phelippe qui fu fils Phelippe le Biaux et frere le roy Looys. Lesquelles Pierres Honnorez du Neufchastel en Normendie fist escrire et ordener en la maniere que elles sont selonc l'ordenance des Croniques de Saint-Denis a mestre Thommas de Maubeuge, demorant en rue Nostre-Dame-de-Paris. Lan de grace Nostre Seingneur mil CCC et XVIII. Et contiennent trois generacions. Dont la premiere si est du roy Merove comment que il y eust bien autres roys devant lui. La seconde du roy Pepin. La tierce de Hue Capet. Et pour ce que trop fort chose seroit a trouver briefment les hystoires et les autres choses qui y sont contenues cest livre est ordene selonc les trois generacions par nombre. Et qui voudra lire ci apres il sera enseingnie et avisie de trover par le nombre ce que il demandera qui ou livre sera contenu. »
Suit alors la table jusqu'aux premières années de Phelippe-le-Biau, fol. 127 du Manuscrit. A partir de là, les feuillets ne sont plus nombrés en rouge par le scribe primitif. Cependant comme le point d'écriture ne change pas dans les pages suivantes, il est à croire que le même scribe aura poursuivi la transcription jusqu'au feuillet 148 Ro, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'année 1316. Les derniers mots de l'ancienne écriture répondent dans notre édition au 4e alinéa du huitième et dernier chapitre de Louis Hutin. Les voici :
« Et en y cest an aussi el mois de septembre Robert dArtois fiex Phelippe dArtois qui fu fiex Robert le conte dArtois. Qui morut a Courteray en Flandres. Entra a tout grant et noble chevalerie de chevaliers ensemble alies en la cyte dArras. A li usurpant et prenant aussi comme par violence la conte dArtois ou prejudice de la contesse dArtois fille le dessus dit Robert conte dArtois. »
Le reste, jusqu'au folio 161 et dernier, est d'une écriture postérieure à la rubrique du commencement. Le récit se poursuit ainsi jusqu'à l'année 1329, et le dernier alinéa se rapporte au neuvième chapitre de Phelippe de Valois dans notre édition. Le voici :
« En cel temps et un enffant à Pauponne en leveschie de Paris dentour .VII. ans et dirent pluseurs simples gens que come par miracle il garissoit de diverses maladies et disoit aus malades mangies des pocs en non de sante ou metes. 1. pou feluiel sus vostre mal et par ce faire disoient les simples gens que il garissoient. Dont assez tost levesque de Paris envoia querre icel enffant et son pere et sot par verite que ce nestoit que simplesce et ignorance et que du fait quant a miracles riens ni avoit. Et ainssin renvoia lenffant et deffendi par son eveschie que nuls ja plus nalast en tel esperance de garir. Et ainssi celle folle renommee de cel enffant cessa. »
No 632 19.
Un volume in-4o, papier, à lignes longues ; XVe siècle ; relié en vélin blanc.
Volume dépareillé contenant le texte des Chroniques abrégées. Il commence au règne de Philippe-le-Bel et se termine avec le premier chapitre du règne de Charles VI.
No 1541 A et B.
Deux volumes in-folio, vélin, à deux colonnes et miniatures ; XVe siècle ; reliés en maroquin.