Déborah s’étoit jetée au col de Patrick; elle l’étreignoit avec passion; elle écartoit, elle ouvroit ses vêtements, et promenoit sa bouche accolée sur sa poitrine.
—Va, pars, maintenant, je suis sans crainte; je t’ai couvert de talismans.
A peine Patrick venoit-il de sortir, à peine la porte de l’hôtel s’étoit-elle refermée sur lui, qu’un bruit confus et des cris répétés au secours! à l’assassin! frappèrent l’oreille de Déborah.
Elle ouvrit précipitamment la fenêtre, et elle reconnut la voix de Patrick et des cliquetis d’épées.
Mais dans la profondeur de la rue obscure elle ne distinguait rien.
Une idée soudaine jaillit en son esprit: elle arracha un rideau, l’embrasa au flambeau, et le jeta par la croisée; sa chute l’enflamma encore; il éclairoit horriblement le lieu de la scène.
Elle apperçut quatre hommes acharnés sur Patrick, quatre fers étincelants dirigés sur sa poitrine; il se défendoit comme un lion.
Déborah à ce spectacle poussa un cri déchirant, et appela Patrick.
—Adieu, Debby, adieu!... Je suis perdu, lui répondit-il!... Adieu pour la vie! Debby, songe que tu es mère!...
—Oui! d’un fils qui te vengera!