—Non, sur la terre chacun reçoit le salaire de ses œuvres.

Non, il n’y a pas besoin d’une seconde vie pour redresser les torts de la première,—pour faire la part du juste, et refaire la part du méchant.—Rien ici-bas ne demeure impuni!

Non, il n’y a point de désordre dans le gouvernement du monde!

Non, les bons ne payent point pour les mauvais,—la vertu pour le vice!

Non, il n’y a point d’hommes qui soient donnés en proie aux hommes sans que Dieu n’en ait la raison.

Les bons qui souffrent ne sont des bons qu’en apparence, ou si ce sont des bons réels,—comme le fils du mauvais peut être juste,—c’est qu’ils expient les torts de leur race.

Oui, je crois à l’expiation!

Non, la destinée fatale originelle n’est point une atrocité! mais une loi sublime!

Dieu est un Dieu vengeur!

Sa vengeance est quelquefois invisible, souvent elle est longue et tardive, mais elle est sûre!—Dieu a devant lui l’espace; rien ne le presse; rien ne lui fait un devoir de punir le prévaricateur dans soi-même plutôt que dans la postérité qui doit sortir de son flanc.