A cette catégorie appartiennent aussi étiage, châtier et chrétien avec sa famille, autrefois estiage, chastier et chrestien.

Tous les imparfaits et subjonctifs présents, où le t ne peut pas changer le son qu’il a dans les autres formes: étais, étions, étiez, portais, portions, portiez, que nous mentions, que vous mentiez, etc.[839].

De plus, pour le même motif, les participes féminins des verbes en tir: sorti, sortie, anéanti, anéantie, etc., avec les substantifs de formation française dérivés des mêmes verbes: tie, garantie, partie, sortie, et le féminin d’apprenti[840].

II.—Voici maintenant toute la collection des mots d’origine populaire où -ti- est suivi d’un e, et où le groupe ie est une diphtongue étymologique, le latin ayant à la place une voyelle unique, devant laquelle le t n’a pas pu s’altérer. Ce sont:

1º Les trois substantifs en -tié: pit, moit, amit, avec inimit[841];

2º Les adjectifs et substantifs en -tier ou -tière, à suffixe -ier, féminin -ière, comme entier ou héritier, jarretière ou tabatière: ils sont près de deux cents[842];

3º Les mots qui ont le suffixe -ième, à savoir septième, huitième, vingtième, etc., avec quantième ou pénultième[843];

4º Les formes verbales de tenir et ses composés, tient ou contient, tiendra on maintiendrait, avec les dérivés entretien, maintien, soutien[844];

5º Enfin les mots tiède, tiers et tien, où le t est initial, et antienne, où il ne l’est pas[845].

III.—Il y a encore un certain nombre de mots d’origines diverses.