Cette prononciation est plus correcte dans bat-tologie, intermit-tent et intermit-tence, commit-timus et commit-titur, gut-tural et gut-ta-percha; mais elle atteint aussi depuis plus d’un siècle d’autres mots, comme sagit-taire, lit-téraire, lit-téral, lit-térature, lit-toral et pit-toresque.

Elle est d’ailleurs légitime dans les mots qui viennent de l’italien, où les deux consonnes se prononcent régulièrement: concet-ti, vendet-ta, jet-tatura, dilet-tante, libret-to et libret-tiste, grupet-to, tut-ti et sot-to voce, et aussi dans gut-ta-percha. Mais on ne prononce plus qu’un t généralement dans ghe(t)to et confe(t)ti, qui se sont popularisés, souvent aussi dans larghe(t)to[853].

On ne prononce jamais qu’un t dans sco(t)tish[854].

V et W.

Le v s’appelait autrefois u consonne, et ne se distinguait pas typographiquement de l’u[855].

Du v simple il n’y a rien à dire, sinon qu’il faut éviter de le supprimer devant oi, et de dire (v)oiture, (v)oilà, la(v)oir, au r(ev)oir[856].

Le v allemand se prononce f; mais cela ne nous intéresse guère que pour les noms propres non francisés[857].

Le v a aussi le son de l’f à la fin des noms slaves, surtout après un o, où il est souvent double[858].

Le w n’est pas français. Mais le w germanique se prononce comme le v français, ainsi que celui du polonais redowa[859].

Le w anglais demande plus d’attention.