[262] Il en est exactement de même dans telles expressions toutes faites, comme aller au trot, ou dans tel nom propre, comme Renaudot.
[263] Avec palinod et quelques noms propres en -od, comme Pernod et Gounod.
[264] Le français avait autrefois la finale muette oe (Pirithoe, redevenu Pirithoüs, coe devenu queue, ou roe devenu roue), et sans doute elle était longue. L’o est la seule voyelle fermée qui ait perdu sa finale féminine (cf. -ie, -ue, -oue, -ée, -eue); mais nous la retrouvons dans quelques noms anglais: voir plus haut, page 53. L’o final suédois, avec tréma, se prononce eu, et s’écrit d’ordinaire œ, comme dans les mots allemands: voir page 76.
[265] C’était sans doute pour empêcher qu’on ne s’y trompât, que Fabre d’Églantine, d’origine méridionale, a cru devoir mettre un accent circonflexe aux jolis mots qu’il inventa pour le calendrier: pluviôse, ventôse et nivôse; un homme du Nord n’en aurait pas eu l’idée.
[266] Nous ne parlons pas non plus ici des finales dont il est question page 38: docte et dogme, golfe et révolte, absorbe, écorche et informe, morne, morse et morte, paradoxe, etc., ont toujours l’o bref ou moyen.
[267] De même Maroc, Enoch, Bankok, Shylock, Locke ou Archiloque; Eliot, Scott, Naboth, Hérodote, don Quichotte, La Mothe; Ésope; Romanof, Malakoff, Christophe; Antioche; Thanatos, Cappadoce, Écosse.
Côte, hôte et ôte ont perdu un s, ainsi que Pentecôte, qu’on a longtemps ouvert, mais qu’il vaut mieux fermer.
[268] En revanche, chez le boucher, on dit volontiers des os avec o ouvert, comme au singulier, et de même désosser, la distinction étant trop délicate. Sans aller jusque-là, il est assez naturel de dire un paquet d’os (o fermé) plutôt que un paquet d’o(s).
[269] Le Dictionnaire général l’ouvre (à volonté dans albinos), mais cela, c’est peut-être la théorie plutôt que la pratique. Michaëlis et Passy l’ouvrent aussi, mais en le faisant long: cette fois je ne comprends plus. L’o est fermé également dans les noms de cigares, trabucos, crapulos, etc., et dans les accusatifs latins, intra muros, benedicat vos, et par conséquent salvanos; également dans Calvados, Burgos, don Carlos, Cornélius Népos et Hyesos.
[270] Il en est de même pour les noms propres. Beaucoup d’entre eux ont remplacé simplement la forme latinisée en -us, seule usitée autrefois, comme Laïos, Danaos ou Phœbos. Pour ceux-là, l’o doit être et est toujours ouvert et bref. Pour les autres, c’est encore l’étymologie qui devrait déterminer la prononciation, puisque ces mots appartiennent uniquement à la science ou à l’érudition. On devrait donc fermer l’o seulement chez ceux qui en grec ont un oméga, Eos, Cos, Argos, Minos, Eros, Athos (réservant Athos avec o ouvert pour l’ami de Porthos et de d’Artagnan). Or ceux-là sont le petit nombre; et on devrait ouvrir l’o chez les autres, Lesbos, Ténédos, Paphos, Délos, Samos, Pathmos, Lemnos, Claros, Paros, Naxos, etc. Malheureusement ceux qui ferment l’o de pathos ne manquent pas de fermer celui de Lesbos, Pathmos ou Paros.