[297] Et dans quelques noms propres anciens, comme Bo-oz, et aussi bien Démopho-on ou Laoco-on, qui autrefois se contractaient.
[298] L’o tend vers eu ouvert et très bref dans les noms propres en -son et -ton, non francisés, comme Addis(o)n, Emers(o)n, Palmerst(o)n, et aussi bien Beac(o)nsfield; on peut cependant le prononcer un peu plus en français qu’en anglais.
[299] De même dans Atwood, Booth, Brooklyn, Cook, Cooper, Robin Hood, Lammermoor, Liverpool, Longwood, Moore, Rangoon, Woolwich, etc.
[300] Et dans Berg-op-Zoom, Cloots, Loos, Roosevelt, Roosebeke, aussi bien que dans Vanloo et Waterloo: où a-t-on vu qu’il fallait dire la prise de Berg-op-Zoum? Il en est de même dans le basque Puyoo. Le breton Broons se prononce Bron nasal, par contraction de bro-on. Pour ow, voir au W.
[301] Au est encore diphtongue au XVIᵉ siècle, et eau parfois triphtongue. Depuis le XVIIᵉ siècle, ce n’est plus qu’une voyelle simple.
[302] De même dans Beauveau ou Boileau, Regnaud, Escaut, Géricault ou La Rochefoucauld, Despréaux, Chenonceaux ou Roncevaux.
La finale eaue a aussi existé jadis (cf., p. 100) dans le substantif eaue, qui a précédé eau; elle a disparu depuis le XVIᵉ siècle.
[303] Au est de même fermé dans les noms propres: Aube, Claude, Gaule ou Beaune. Mais on ouvre toujours Paul, qui devrait s’écrire Pol. On ouvre même Népaul. Il est vrai que Paule est plus souvent fermé; mais il y a là quelque affectation. On ouvre aussi fatalement Faust, à cause des deux consonnes, mais ce n’est pas nécessaire. On ouvre également Auch dans le Midi: prononciation locale qui s’impose difficilement au Nord.
[304] Cf. l’espagnol toro ou torero. On sait que la diphtongue latine au devient régulièrement o en français, transformation qu’on trouvait déjà dans le bas latin. Or cet o a pu rester fermé devant s ou v: alose, chose, los, oser, clôture (pour closture), et aussi povre et pose, devenus pauvre et pause par réaction étymologique; mais devant r il s’est ouvert, témoin or, oriflamme, oripeau et dorer (qui tous se rattachent au latin aurum), ou encore oreille et ses dérivés (auricula) ou orage (aura), ou clore (claudere).
[305] On l’ouvre aussi en majorité dans Maures, qui s’écrit aussi Mores, et dans Faure, Dufaure, Laure, Roquelaure, Saint-Maur. Les érudits le ferment encore volontiers dans la plupart de ces mots, ainsi que dans Bucentaure, et dans Epidaure, Montmaur, Isaure, Lavaur, Métaure, qui sont moins populaires; mais ces mots eux-mêmes sont touchés. Ne faut-il pas d’ailleurs aider le poète à rimer?