[287] On notera ici aussi que des mots comme conique ou conifère, drolatique, polaire, diplomate et ses dérivés, ou symptomatique, n’ont pas conservé l’accent circonflexe du simple, qui n’est qu’un signe arbitraire de quantité; aussi n’ont-ils pas l’o fermé: voir ci-dessus, page 33, et page 73, note 1.
[288] L’o fermé qu’indiqué le Dictionnaire général est-il là pour l’accent circonflexe, ou est-il dû à une faute d’impression? En revanche Michaëlis-Passy et Ch. Nyrop veulent qu’hôtel ait l’o ouvert, ainsi que tous ses dérivés: je pense que cette prononciation, qui a été fort répandue, tend à disparaître, sans doute à cause de l’orthographe. De même pour prévôtal.
[289] Mais non dans osseux, ossuaire, ossifier, où les deux s se prononcent le plus souvent, et oss(e)let, où l’e est suivi de sl, pour l’oreille.
[290] Mais, malgré Michaëlis et Passy, il est plus souvent ouvert dans fossette, toujours dans fos-sile, surtout si l’on prononce les deux s, généralement dans fossoyer et fossoyeur.
[291] Beaucoup moins régulièrement, ou même rarement, malgré rosier, dans rosace, rosat, roséole, rosaire, roseau, rosette, et même rosière, si bien que rosier lui-même tend à s’ouvrir, ainsi qu’osier. O est encore long et fermé dans Boson ou Spinosa; mais il n’est guère fermé dans Joseph ou Joséphine, sauf à Paris.
[292] Et dans Phocion, et plus sûrement encore dans Procyon, comme dans Momus. Il est douteux dans Salomon. Il est fermé dans Ohnet ou Frohsdorf, par l’effet de l’h, mais il est ouvert dans Rothschild, par l’effet des deux consonnes tch; il est aussi à peu près ouvert aujourd’hui dans Cobourg, tout à fait dans Roland, Rollin ou Rollon.
[293] Michaëlis et Passy croient qu’on peut fermer l’o dans poney, et aussi dans toast, et même dans diagnostic! Il en résulte que pour eux poney a, comme ozone, quatre prononciations: pôné, pônè, poné, ponè: je ne connais pour ma part que la quatrième qui soit usitée.
[294] Et même dans gratis pro Deo, et encore, à cause de l’r sans doute, dans ad honores, ad valorem, coram populo, ou ad majorem Dei gloriam. On fera bien cependant de fermer quelques o latins, qui sont longs: donec eris felix, ex ungue leonem, finis coronat opus, in utroque jure, odi profanum vulgus, o tempora o mores, ore rotundo, proprio motu, quousque tandem, væ soli; en revanche il faudra faire bref et ouvert l’o de tu quoque, qu’on ferme souvent, très mal à propos.
[295] Cf. maman, page 39. Le Dictionnaire général ouvre le premier o de ces mots (les deux premiers dans rococo).
[296] Voir plus loin, à la fin du chapitre des semi-voyelles, page 199 et la note.