[314] Michaëlis et Passy trouvent qu’i est long dans les mots en is.
[315] Ce qui n’a pas empêché H. de Régnier de faire ri-i-ons de trois syllabes:
Nous ri-i-ons en regardant la parodie.
Jeux rustiques, la Grotte.
Il est vrai que dans le même volume il fait aussi naufrage-ri-ons de cinq syllabes (ibid., Péroraison).
Ici encore on ferait bien d’appuyer sur quelques i latins: ad vitam æternam, mirabile visu, in fine, in vino veritas.
[316] De même on sépare l’i dans des mots français ou francisés, comme Acha-ïe, Isa-ïe, A-ï, Sina-ï, Adona-ï, et aussi Godo-y. Shang-Haï n’est pas dans le même cas, et doit se prononcer uniquement en deux syllabes, l’i mouillant l’a, ou plutôt faisant fonction de semi-voyelle. De même Angelo Maï, Moulaï-Hafid, Ouadaï, Bosna-Seraï, et aussi Hokousaï, et d’autre part Hanoï ou Tolstoï, avec Croÿ, qui se prononce Crou-y. Le cas est exactement le même que celui de Pompéi et Véies, où l’accent aigu permet de ne pas employer le tréma: voir page 81, note de la page 80.
[317] On rattache souvent ce mot au fleurette français, dont les Anglais auraient jadis tiré leur flirt. Cette étymologie est plus que douteuse, et fleureter, qu’on lit quelquefois au lieu de flirter, est inutile autant que discutable.
[318] De même dans Bri(gh)t et Bri(gh)ton, Childe-Harold, Fife, United States, Wi(gh)t ou (W)ri(gh)t, et aussi Shylock et Wyoming. Girl se prononce gheurle.
[319] Pour baby, voir page 43, note 4. On prononce nécessairement i dans Cantorbéry, qui est la forme française de Canterbury (beuré); généralement aussi dans Salisbury, et très souvent dans Byron, prononciation très ancienne, et toujours parfaitement admissible pour ceux qui ne savent pas l’anglais. On hésite entre i et aï pour Carlyle; on prononce aï de préférence dans Hyde Park, Dryden, Clyde, et surtout Shylock; dans Byron, si l’on veut. Quant à Van Dyck, qui n’est pas anglais, c’est à tort qu’on le prononce souvent van’ daïc: ce serait plutôt van’ dèïc; mais le plus simple est de le franciser en i, comme on fait pour Zuiderzée.
[320] Et dans fût substantif et fût verbe, dans dû, mû, crû, et affût, comme dans (a)oût, coût, goût, dégoût, ragoût, moût et saoûl. Pour -ue et -oue, voir ce qui est dit page 56.