[321] Moins dans sur préposition, qui est proclitique, à moins qu’on ne dise, par exemple, j’aime mieux sous que sur.
[322] Il ne faut pas confondre les finales latines en -us, qui sont moyennes, avec les finales grecques en -eus: voir page 92, note 2.
[323] La Noue, auteur, bien avant Richelet, d’un excellent «Dictionnaire des Rimes» (1596), distinguait déjà fouille long et farfouille bref, et cette distinction n’a pas entièrement disparu.
[324] L’accent n’est pas plus sensible dans les prétérits en -ûmes et -ûtes que dans les autres. Il ne l’est guère dans bûche et embûche. Il ne peut pas l’être non plus dans mûr, mûre et sûr, puisque -ur est déjà long sans accent, ni dans piqûre, orthographe conventionnelle destinée à éviter le double u de piqu-ure.
[325] Il serait bon de faire longs quelques u latins: ab uno disce omnes, audaces fortuna juvat, dura lex sed lex, in utroque jure, nec pluribus impar.
[326] Il faut éviter avec le plus grand soin d’élider l’u de tu devant un verbe: cette prononciation révèle une éducation insuffisante. Il en est de même de aujord’hui pour aujourd’hui, et s’coupe pour soucoupe, qui s’entendent fréquemment dans le peuple. Dans la conversation très rapide et familière, on supprime souvent ou dans vous devant une voyelle: si v(ou)s avez, ainsi que dans t(ou)t à fait ou t(ou)t à l’heure, après une voyelle; ce n’est point à encourager.
[327] La finale -um était autrefois francisée en on nasal; par exemple, te Deum se prononçait tédéon. Cela dura jusqu’à la fin du XVIIIᵉ siècle, et l’on écrivait aussi bien on que um: on trouve matrimonion dans le Dépit amoureux, et Voltaire fait encore rimer palladium avec Ilion. Nous avons conservé quelques traces de cette prononciation. Si factotum, longtemps écrit factoton, a repris définitivement le son om, si factum ne se prononce plus facton, comme le voulait encore Mᵐᵉ Dupuis, en revanche, dictum, rogatum et totum sont devenus définitivement dicton, rogaton et toton. Aliboron est aussi pour Aliborum, dont l’origine est inconnue. Que dis-je? péplon, pour peplum, est encore dans le Dictionnaire général, mais en vérité on ne l’emploie plus.
[328] Ou en latin devant un autre m: consum-matum est, sum-mum jus, sum-ma injuria; mais num-mulite, et num-mulaire ont pris le son u.
[329] On prononce naturellement -um par o dans les noms propres latins: Latium, Herculanum, Pæstum, etc.; mais on prononce par u Vertumne, Dum-norix et Mum-mius. En Suisse romande, on dit même alboum, foroum, etc., comme en Suisse allemande ou italienne, suivant la véritable prononciation du latin.
[330] On vient d’en voir des exemples. L’u scandinave ou hollandais se prononce toutefois comme le nôtre: Uléa, Uméa, Utrecht.