[487] Éviter seulement de prononcer voui pour oui, ou de la vouate pour de la ouate.

[488] Souhait lui-même, malgré l’h, ne fait qu’une syllabe dans l’usage courant, et nous savons que quelques-uns prononcent encore soiter, mais ceci est suranné: voir page 87.

[489] Et encore tramway pas toujours: voir au chapitre du W.

[490] La diérèse de oi est d’ailleurs impossible dans l’écriture; quant à celle de groin, elle aboutit à gro-in, où la prononciation du mot est évidemment altérée. Nous avons déjà vu cela.

[491] Je ne pense cependant pas qu’on aille jusqu’à clouaque, parce que le groupe cl maintient l’o séparé de l’a.

[492] Avant Boileau, quelques poètes hésitaient, quoique la majorité fût pour po-ète: ainsi Corneille ne connaît que la synérèse, et La Fontaine l’a faite trois fois sur quatre dans ses Fables. Le XVIIᵉ siècle faisait encore la synérèse jusque dans Moïse (écrit Moyse), Bohême, Noailles ou Noël, et l’on trouverait encore des endroits où l’on prononce Mouise ou Nouel, ou même Noil (nwal), qui est encore donné par Mᵐᵉ Dupuis, concurremment avec poite, poisie et Boime, prononcés par ouè.

Mais ces prononciations sont depuis longtemps purement locales. Cependant Roanne se prononce roine. Coëffeteau ou Boësset se prononcent aussi par oi. Poey, Espoey se prononcent par oueye dans le Midi.

[493] Voir page 62. Pour les groupes anglais oa et oo, voir pages 45 et 112.

[494] Le phénomène avait déjà été observé par Dangeau, en 1694.

[495] A l’intérieur des mots, l’assimilation proprement dite est généralement réalisée par l’écriture. De là les consonnes doubles, généralement héritées du latin: accomplir, affecter, collaborer, immerger, etc., etc.