[674] Ce sont presque tous des mots latins, ou des noms propres étrangers: Flamsteed, Kamtschatka et Kamtschadales, Ramsay, Ramsès, Ramsgate; Emden, Ems, Kremlin, Memling, Nemrod, Potemkin, Semlin, Tlemcen; Himly, Timgad; Cromwell, Omsk et Tomsk, etc.
[675] Hymne rimait avec -ine ou -inne, et Ronsard écrit volontiers hynne ou hinne. Il en était de même de di(g)ne ou si(g)ne: voir plus loin, au chapitre de l’N.
[676] Sur ce mot, voir page 75.
[677] De même dans Agamem-non, Clytem-nestre, Com-nène, Vertum-ne.
[678] Ch. Nyrop cite l’anecdote suivante: «On demandait à une dame comment elle se portait.—Oh! répondit-elle, je souffre beaucoup d’un rhumatisse.—En ce cas-là, Madame, lui répondit-on, faites beaucoup d’exercisme.»
[679] Voir plus haut, page 132.
[680] Naturellement on dit Em-ma ou Em-maüs, mais plutôt E(m)manuel, comme E(m)melines et Je(m)mapes.
[681] Le Dictionnaire général indique l’m double dans tous et même dans gram-maire, ce qui est un peu surprenant. On ne prononce généralement qu’un m dans Gra(m)mont ou La(m)mermoor, mais deux dans Am-mien, Am-mon, Am-monites, Cim-mériens, Sym-maque.
[682] D’ailleurs, pour conserver la nasale, on devrait écrire plutôt in-mangeable, comme on écrit inlassable (exemple unique et déplorable, encore inconnu des dictionnaires), à côté de il-lisible et il-logique, qui pourtant ont été formés directement, eux aussi, sur des mots français. Puisque l’occasion s’en présente, je voudrais joindre ma protestation à celle d’Émile Faguet contre l’intrusion extraordinaire de ce barbarisme inutile, à la place d’infatigable, qui était excellent. Mais c’est un fait qu’on ne peut plus, aujourd’hui, ouvrir un livre ou un journal sans y trouver inlassable ou inlassablement, et qu’infatigable a complètement disparu. Qui nous dira pourquoi?
[683] Le Dictionnaire général, qui admettait les deux m dans gram-maire, les refuse dans ces deux mots. Ajoutons que, dans les cafés, on entend souvent consom-mation, ce qui est fort prétentieux.