[731] Voir ci-dessus, page 159. Ajoutons qu’il faut éviter aussi de remplacer corridor par colidor.

[732] On disait aussi a(r)bre et ma(r)bre, que Vaugelas n’approuvait pas.

[733] On sait que l’r tombe aussi dans Ma(r)lb(o)rou(gh).

[734] Ils s’y sont toujours prononcés, et on sait qu’autrefois ils se prononçaient même à l’infinitif: quer-re, cour-re.

[735] Cf. a(r)ranger, a(r)rêt, a(r)rière ou de(r)rière, a(r)river, a(r)rondir, a(r)roser, etc., et ba(r)rer, ca(r), ja(r)ret, ga(r)rotter, cha(r)rue, cha(r)ron, la(r)ron, ma(r)ron, pa(r)rain, pa(r)ricide, sa(r)rasin, sa(r)rau, etc., et même dia(r)rhée, mot savant, mais très ancien.

[736] Il en résulte que j’er-rais, nous er-rons, diffèrent bien peu de j’errerai, nous errerons, où l’e est nécessairement muet; on fera bien de ne pas employer ce verbe au futur ni au conditionnel, de même que le verbe abhor-rer.

[737] Pourtant le Dictionnaire général donne seulement te(r)reur et te(r)rible, et d’autre part il admet uniquement er-reur. Des mots comme pe(r)ron, pe(r)roquet, pe(r)ruche, pe(r)ruque, se(r)rer, se(r)rure, ve(r)rat, ve(r)rier, ve(r)roterie, ve(r)rou, sont restés intacts. De même la plupart des noms commençant par Fer- ou Per- comme Clermont-Fe(r)rand ou Pe(r)rault.

[738] Je ne parle pas de courrai, exception signalée plus haut: voir page 297.

[739] L’r se prononce volontiers double dans les noms anciens: Par-rhasius, Var-ron, Ver-rès et Ver-rines, Pyr-rha, Pyr-rhon, Pyr-rhus et Tyr-rhéniens, et Bur-rhus, dans Guer-rero ou Her-rero, peut-être dans Sor-rente et Sur-rey, mais pas plus dans Ga(r)rick, Bo(r)rhomées ou Co(r)rège, que dans Guillaume de Lo(r)ris ou Co(r)rèze.

[740] Domergue note que de son temps quelques actrices, «fidèles aux mauvaises traditions», prononçaient encore l’s de Grecs et de Romains. On ne prononce l’s du pluriel qu’en liaison; nous en parlerons ailleurs. Ajoutons que l’s du pluriel, quand on cessa de le prononcer, eut longtemps pour effet d’allonger la voyelle finale; cet allongement, qui a disparu de la prononciation courante depuis le XVIIIᵉ siècle, se conserve encore dans certaines provinces.