Le gli italien n’est pas autre chose qu’un l mouillé, c’est-à-dire chez nous un y, et ne fait pas syllabe à part; mais nous avons complètement francisé, en y ajoutant une syllabe, imbrogli-o et vegli-one[605].

H

1º L’H final ou intérieur.

Après une voyelle finale, l’h allongeait la voyelle dans quelques mots étrangers; mais nous avons vu que le phénomène n’est plus guère sensible chez nous[606]. Il l’est davantage dans le corps des mots, où l’h peut encore parfois fermer et allonger la voyelle qui précède; mais ce sont aussi des mots étrangers: ohm, hn[607].

Après une consonne, sauf le groupe français ch, étudié plus haut, l’h ne change rien généralement au son de cette consonne: ainsi kh égale k partout; quant au g, l’h ne fait que lui rendre le son guttural devant e et i; th égale t pour nous, rh égale r.

Dans le Midi, lh et nh représentent l et n mouillés.

D’autre part, sch allemand et sh anglais ou russe ont le son du ch français[608].

Tous ces groupes se prononcent à la fin des mots, sauf ch final dans almana(ch), et gh final ou devant t en anglais[609].

2º L’H initial, muet ou aspiré.

Mais ce n’est pas après une autre lettre, voyelle ou consonne, c’est en tête des mots que l’h joue un rôle intéressant en français. Il est vrai que ce rôle a été contesté. Et assurément l’h dit muet ne sert absolument à rien et aurait dû disparaître depuis longtemps de l’orthographe, ou plutôt n’aurait jamais dû y être introduit sous prétexte d’étymologie.