Un couvent sera sa retraite; et moi, sous mon nom de Léon, sous le simple habit d'un soldat, je défendrai la liberté de notre nouvelle Patrie. Inconnu, je mourrai pour elle, ou je la servirai en zêlé citoyen.
(Susanne pleure dans un coin; Figaro est absorbé dans l'autre.)
LA COMTESSE, péniblement.
Léon! mon cher enfant! ton courage me rend la vie! Je puis encore la supporter, puisque mon fils a la vertu de ne pas détester sa mère. Cette fierté dans le malheur sera ton noble patrimoine. Il m'épousa sans biens; n'exigeons rien de lui. Le travail de mes mains soutiendra ma faible existence; et toi, tu serviras l'Etat.
LE COMTE, avec désespoir.
Non, Rosine! jamais. C'est moi qui suis le vrai coupable! de combien de vertus je privais ma triste vieillesse!....
LA COMTESSE.
Vous en serez enveloppé.—Florestine et Bégearss vous restent. Floresta, votre fille, l'enfant chéri de votre cœur!.....
LE COMTE, étonné.
Comment?..... d'où savez-vous?.... qui vous l'a dit?.....