LA COMTESSE.
Monsieur donnez-lui tous vos biens, mon fils et moi n'y mettrons point d'obstacle; son bonheur nous consolera. Mais, avant de nous séparer, que j'obtienne au moins une grace! Apprenez-moi comment vous êtes possesseur d'une terrible lettre que je croyais brûlée avec les autres? Quelqu'un m'a-t-il trahie?
FIGARO, s'écriant.
Oui! l'infâme Bégearss: je l'ai surpris tantôt qui la remettait à Monsieur.
LE COMTE, parlant vîte.
Non, je la dois au seul hasard. Ce matin, lui et moi, pour un tout autre objet, nous examinions votre écrin, sans nous douter qu'il eût un double fond. Dans le débat et sous ses doigts, le secret s'est ouvert soudain, à son très-grand étonnement. Il a cru le coffre brisé!
FIGARO, criant plus fort.
Son étonnement d'un secret? Monstre! C'est lui qui l'a fait faire!
LE COMTE.
Est-il possible?