SCÈNE VIII.
Resté seul, Valchaumé se fait à son tour de sanglants reproches; il parle de sa conduite infâme et de ses remords. Le rideau tombe sur son monologue.
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ACTE II.
SCÈNE PREMIÈRE.—Dans le cabinet de De Saint-Pré.
M. de Saint-Pré est seul; il écrit en poussant des soupirs; il prononce des phrases sans suite, entrecoupées de sanglots; le chiffre de quatre cent mille livres revient souvent dans son discours. Il parle de quitter à jamais sa femme; il prend des sacs dans son secrétaire; sur l'un il attache l'étiquette suivante: Pour ma femme. «Elle trouvera, dit-il, dans ces dispositions d'une mort qu'elle me donne, le dernier témoignage de mes sentiments.» Il prend ensuite dans un tiroir une paire de pistolets. A ce moment on annonce M. de Montmécourt.
SCÈNE II.
M. DE SAINT-PRÉ, M. DE MONTMÉCOURT.
Nouvelles doléances de M. de Saint-Pré; il aime de Montmécourt, il a confiance en lui, il veut lui ouvrir son cœur. Il lui raconte ses tourments: «Ma femme, dit-il, est une malheureuse; Valchaumé est un misérable. Je suis leur juge; je ne veux pas des tribunaux, ressource des lâches!» Il lui demande ensuite un service; il le prie de recevoir toute sa fortune et de la conserver dans son secrétaire. Il exige de lui, sur ces choses, le plus complet silence.
M. de Montmécourt demande à réfléchir; il n'était pas préparé à de semblables confidences; il était loin de soupçonner de tels malheurs! Il cherche à rendre à M. de Saint-Pré un peu de calme et de confiance; il fait l'éloge de Mme de Saint-Pré.