[167] Le fait fut raconté, non sans dépit, par le principal employé de la librairie Dulau, à la personne chargée de rapporter les manuscrits, et qui à son tour le raconta à Édouard Thierry, de qui je le tiens.

[168] J'aurais pu songer à la famille même de Beaumarchais, mais la seule personne que j'y connusse, M. Lemolte Chalary, conseiller à la Cour royale d'Orléans, fils d'une des sœurs de Beaumarchais, était alors en voyage comme tout bon magistrat qui prend ses vacances, et je ne savais où l'atteindre. Quand je le vis à son retour, il en fut très-fâché, moins encore pourtant que M. Delarue, petit-fils de Beaumarchais, qui vint me voir après ma lettre au Temps. Il doutait d'abord de la réalité de la découverte, mais lorsque je l'en eus convaincu, il eut le plus vif regret de n'en pas avoir été instruit le premier à cause des révélations parfois compromettantes que pouvait contenir la partie politique des manuscrits.

[169] Ce furent ses propres expressions.

[170] On sait de quelle faveur il jouissait près de ce ministre, qui le remit à flot. Je lis dans les Nouvelles de la cour, conservées aux archives du château d'Harcourt, sous la date du 13 septembre 1776: «Les affaires du sieur Caron de Beaumarchais commencèrent à se trouver en meilleur état, grâce au goût qu'a pris pour lui M. de Maurepas, que ses saillies amusent beaucoup.»

[171] Au mois de janvier 1776.—C'est cette négociation, où le plus beau rôle ne fut pas pour Beaumarchais, et que l'on connaît déjà par les publications de M. Frédéric Gaillardet, qui tenait surtout au cœur de M. Delarue quand il vint me parler des manuscrits de son grand-père. Elle est ici plus complète que partout et ne tient pas moins d'un volume.

[172] Voyez l'appendice IV.

[173] Nous avons donné cette pièce dans notre notice sur le Barbier.

[174] La Comédie-Française était alors au faubourg Saint-Germain, rue de l'Ancienne-Comédie.

[175] Pièce de vers badine et médiocre dont je donne seulement la première et la dernière strophe.

[176] Avec un curieux post-scriptum resté inédit.