J'en fus tiré par la sensation d'un fer rouge sur mon front. J'ouvris les yeux. Tanit-Zerga était penchée sur moi. C'était sa main qui me brûlait ainsi.

—Lève-toi,—me dit-elle.—Partons.

—Partir, Tanit-Zerga! Le désert est en feu, le soleil est au zénith. Il est midi.

—Partons,—répéta-t-elle.

Alors, je vis qu'elle délirait.

Elle était debout: son haïk avait glissé à terre. La petite Galé y dormait en rond.

Tête nue, sans souci de l'effroyable soleil, elle répétait:

—Partons.

Un peu de raison me revint.

—Couvre ta tête, Tanit-Zerga. Couvre ta tête.