— Heu… rien… Et vous ?
— Vous voyez, je promène Bobby…
— Ah !
Alors Lorillard s’enhardit. Il essaya de prendre la taille d’Angèle. Mais son bras se trouva beaucoup trop court pour étreindre une circonférence si vaste. Et il dit, d’une voix caressante :
— J’ai vu vos fesses, ce matin.
Elle se mit à rire, heureuse, et elle exclama :
— Petit cochon, va !
Puis elle se laissa tomber sur la poitrine de Lorillard. C’est, on l’a dit, un garçon robuste. Il soutint ce poids terrible pendant plusieurs secondes, en s’arc-boutant sur ses jambes écartées. Mais il fléchissait déjà, et il allait certainement succomber, lorsqu’Angèle, d’elle-même, se redressa. Alors, ils s’embrassèrent plusieurs fois, avec de longs élans, tandis qu’elle serrait Fortuné sur sa gorge formidable et molle.
Et bientôt tous deux s’égarèrent dans l’allée d’une maison, dont l’huis était entrebâillé. Il y faisait très sombre, on n’entendait point de bruit et les deux amoureux se sentirent là comme chez eux. Ils butèrent contre une marche de pierre, que revêtait un large paillasson. Angèle s’y renversa gentiment. Lorillard, penché sur elle, s’aperçut qu’elle relevait ses jupes, et il monta vigoureusement à l’assaut.
Pendant ce temps, le caniche, debout, lui reniflait les jarrets. Car Angèle, domestique prudente et fidèle, n’avait point, en s’abandonnant, lâché la laisse.