[8] Mr Eugène Sue a publié dans son Histoire de la marine au XVIIe siècle (1re édition, 5 vol. in-8º), un grand nombre de pièces très curieuses sur cette époque et sur Colbert. J'ai indiqué, d'ailleurs, dans le courant de l'ouvrage, les pièces que j'ai reproduites après lui, et celles qui sont entièrement inédites.

[9] Je dois faire remarquer, au sujet de ces pièces et des nombreuses citations éparses dans l'ouvrage, que j'ai reproduit très-fidèlement l'orthographe de tous les documents originaux auxquels j'ai pu remonter. Quant aux copies ou aux pièces déjà imprimées, dans l'impossibilité de recourir à tous les documents originaux, je les ai reproduites comme elles ont été copiées ou imprimées. Cela est cause, plus d'une fois, que des documents de la même époque, cités dans la même page, ont une orthographe différente. C'est, je l'avoue, une anomalie; mais il était impossible de l'éviter, et il aura suffi d'en donner l'explication.

[10] De l'Industrie française, par M. le comte Chaptal, t. I; Discours préliminaire, p. XLVII.

[11] Dans tous les manuscrits du temps et dans le plus grand nombre des pièces imprimées à l'occasion de son procès, le nom du surintendant est écrit comme il suit: Foucquet. J'ai cru néanmoins devoir adopter l'orthographe qui a prévalu.

[12] Abrégé chronologique du président Hénault, année 1661.

[13] Défenses de M. Fouquet sur tous les points de son procès. 15 vol. in-18. Édition à la Sphère, 1665; t. II, p. 356.

[14] Pélisson, dans son second discours au roi pour Fouquet, et celui-ci dans ses Défenses, t. II: donnent à ce sujet les plus grands détails. Dans ses Mémoires sur la vie et les écrits de madame de Sévigné, M. le baron Walckenaer les a analysés avec beaucoup de clarté et je n'ai eu en quelque sorte qu'à résumer cette partie de son travail.

[15] Mémoires de Gourville (t. LII de la collection Petitot).

[16] Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV, par l'abbé Choisy. «On croit, dit l'abbé de Choisy, qu'une des choses qui gâta autant Fouquet dans l'esprit du roi, fut une querelle qu'il eut dans l'antichambre du cardinal deux mois avant sa mort, avec l'abbé Fouquet, son frère. Cet abbé était fort insolent de son naturel, et prétendait que son frère lui devait sa fortune. Ils s'étaient brouillés, et se dirent publiquement tout ce que leurs ennemis pensaient dans le cœur. L'abbé, entre autres choses, reprocha à son frère, qu'il avait dépensé quinze millions à Vaux, qu'il donnait plus de pensions que le roi, et qu'il avait envoyé tantôt trois, tantôt quatre mille pistoles à des dames qu'il nomma tout haut. Le surintendant, piqué au vif, reprocha à l'abbé les dépenses excessives qu'il avait faites pour faire l'agréable auprès de madame de Châtillon, et fort inutilement» (Liv. ii, p. 135 et 136). Voir aussi, au sujet des profusions de Fouquet, un document contemporain intitulé: Portraits de la cour qui a été publié dans les Archives curieuses de l'histoire de France, par MM. Cimber et Danjou, IIe série, t. VIII, p. 415. Il y est dit entre autres choses, que, d'après Fouquet, il n'y avait aucune fidélité à l'épreuve de cinquante mille écus, et que la collation de Vaux avait coûté, au dire de tout le monde, quarante mille écus.

[17] Mémoires de Gourville, etc.