[462] Recueil des traités de commerce, etc., t. II; France-Hollande.
[463] Siècle de Louis XIV, chap. X.
[464] Siècle de Louis XIV, chap. X.
[465] Biblioth. roy. Mss. Lettre de M. Conrard Van Beuningen à M. de La Volpilière, docteur en théologie. Après la campagne de 1672, ce dernier avait publié un recueil d'odes intitulé: La Hollande aux pieds du Roi. Voici le titre et le premier vers de la pièce qui ouvre le volume: La Hollande aux pieds du Roi. Elle lui demande la paix, et, se confessant coupable, tâche de rentrer en grâce auprès de lui.
Ce ministre orgueilleux qui m'attire la guerre, etc...
Ce ministre est Van Beuningen, qui fit peindre un soleil avec cette parole de Josué: Sta, sol. (Note de La Volpilière.) Le même poëte traitait Van Beuningen d'orgueilleux Phaéton, de faux Josué, de faux devin, etc. La lettre de celui-ci, dans laquelle respire d'un bout à l'autre une ironie froide, calme, et en quelque sorte diplomatique, réduit à leur juste valeur ces sottes accusations. (Manuscrit des Blancs Manteaux, nº 63; Histoire de la marine, par M. Eugène Sue; pièces justificatives.)
[466] Dictionnaire des finances, article Tarif. Au surplus, je dois dire que l'Encyclopédie désapprouve les Hollandais d'avoir élevé les droits d'entrée sur nos vins et eaux-de-vie, alors que, de 1664 à 1667, Colbert avait presque triplé les droits sur leurs draps.—Histoire de l'économie politique, par M. Blanqui; t. II, chap. XVI.
[467] Siècle de Louis XIV, chap. IX. Voilà du moins ce que raconte Voltaire, et il date cette fière répartie du 2 mai 1668. On remarquera qu'une telle réponse n'eût pas été seulement impertinente, mais très-maladroite, surtout à la cour de France, avec le caractère que l'on connaissait au roi. Évidemment, un apprenti diplomate n'eût pas commis la faute reprochée à cet ambassadeur. Qui sait, au surplus, si, dès que la ruine de la Hollande fut résolue, on n'exagéra pas, pour faire sa cour au roi, l'inflexibililé républicaine qui l'avait choqué en lui. Il suffit, d'ailleurs, de lire la correspondance de Van Beuningen pour se convaincre qu'il était incapable de la maladresse et de la grossièreté qu'on lui attribuait.
[468] Lettre de M. d'Estrades au roi, du 17 septembre 1665, citée dans l'Hist. de la Mar., etc.
[469] Lettres et négociations entre M. Jean de Witt, etc., t. IV.—Voir, pour les trois lettres suivantes, le même volume aux dates indiquées.