[498] Lettres et négociations entre Jean de Witt, etc., etc.,
lettre du 18 février 1656. La lettre ajoute qu'un avocat du roi au
Parlement, M. Bignon, fut vivement réprimandé de ce que, cette défense
du roi ayant été rapportée au Parlement, et son avis demandé, il avoit
dit «qu'il fallait faire comme le père Jacob, qui, luttant avec Dieu,
quoique blessé à la hanche, ne laissa point pourtant de combattre
toujours, jusqu'à ce qu'il eût obtenu la victoire et la bénédiction de
Dieu même.»

[499] Œuvres de Louis XIV, t. V, p. 495 et 496.

[500] Une Province sous Louis XIV, etc. Le Parlement, p.
376.

[501] Collection des anciennes lois françaises, etc. Note.

[502] Testament politique de M. Colbert, chap. IV.

[503] Vie de J. B. Colbert, etc.—Recherches sur les
finances
, années 1672 à 1678.

[504] Documents inédits sur l'histoire de France, etc., par
M. Champollion-Figeac, t. III.

[505] Abrégé chronologique de l'histoire de France, par
Mézerai, t. III, p. 109. Il y eut quelque chose de sauvage dans la
manière dont le connétable de Montmorency remplit sa mission. Ce
connétable, connu d'ailleurs par son caractère violent, et parent d'un
lieutenant du gouverneur de la province qui avait été massacré par les
révoltés, désarma la ville, la condamna à une forte amende, suspendit le
Parlement pour un an, et força les jurats, assistés ce cent notables
bourgeois, à déterrer avec leurs ongles le corps de son parent. Plus
de cinq mille bourgeois durent se trouver, cierge à la main, à la
translation de ce corps dans l'église Saint-André, et, arrivés devant la
porte du connétable, s'y arrêtèrent en criant miséricorde et confessant
qu'ils avaient mérité une plus rude punition. Le connétable avait en
outre ordonné que l'hôtel-de-ville serait rasé et que l'on élèverait à
sa place une chapelle expiatoire; mais Henri II épargna ces dernières
humiliations aux Bordelais.

[506] Biblioth. roy. Mss. Lettres adressées à Colbert, année
1675.—Le receveur général dont il s'agit s'appelait Lemaigre et son
commis Fevrant. Aussitôt après avoir reçu cette lettre, M. Lemaigre dut
s'empresser d'en donner une copie à Colbert, et c'est ce qui explique la
présence de ce document au milieu des dépêches adressées au
ministre.—Cette pièce est inédite. Qu'il me soit permis de faire
remarquer à ce sujet que, jusqu'à présent, aucun des biographes de
Colbert n'avait constaté l'opposition que ses édits financiers
rencontrèrent à Bordeaux.

[507] M. le maréchal d'Albret, gouverneur de la Guyenne. Il
était malade au moment où la révolte éclata. On lit dans une autre
relation: «Monseigneur le mareschal a forcé son indisposition, au hasard
de sa personne. Malheureusement il avoit été attaqué, le jour
d'auparavant, d'une espèce de paralysie ou goutte remontée dans la
teste, laquelle par viollence de l'humeur l'empeschoit de parler
aysément et lui faisoit tourner la bouche et un œil.» (Lettre du 30
mars 1675, des maires et jurats gouverneurs de Bordeaux à Colbert signée
Dubosq
.)