Avoient blanchy deux fois la vieillesse des ans;

Depuis le jour fatal que l’amoureux Lysandre

Vit la belle Climene et ne peut s’en deffendre,

Et qu’heureux à ses pieds de voir couler ses jours,

Il n’estoit point gesné par d’ingrates amours.

Après beaucoup de temps, de constance et de peine.

Il sut toucher le cœur de l’aimable Climène,

Et cette belle enfin, favorable à ses vœux,

Ressentit les langueurs d’un tourment amoureux.

Tous deux, fuyant le monde, abandonnoient leurs ames