Aux plaisirs innocens de leurs discrètes flames,

Et ces parfaits amans ne peignoient dans leurs yeux

Que ces chastes amours qui triomphent des dieux.

Mais qu’on voit rarement, dans le siècle où nous sommes,

Les amans aimer bien et n’aimer pas en hommes,

Et qu’il est difficile au cœur bien enflamé

D’estre longtemps discret, lorsqu’il est fort aimé!

Lysandre, en qui l’amour estoit jadis si pure,

Fut touché du désordre où porte la nature:

Son cœur et sa raison ne pouvant s’accorder,