Il serait fort intéressant de reconstituer la bibliothèque de Corneille. Par malheur, je n'ai à mentionner, outre le volume qui lui fut donné en prix (voyez ci-dessus, [p. XIX)], et ceux qui précèdent, que deux autres ouvrages. Encore le second donne-t-il lieu à un doute très-fondé (voyez ci-après). Ce sont: 1o les Tableaux des deux Philostrate, volume in-folio, qui porte au commencement la signature de Pierre Corneille et à la fin celle de Thomas Corneille, et était conservé par un M. de Boisguilbert près de Louviers; le sujet de Rodogune fait partie de ces tableaux; c'est peut-être la vue de la gravure qui a donné au poëte l'idée de le traiter. 2o Aresta amorum, Parisiis, apud J. Ruellium. Sur le titre est écrit: Par Martial d'Auvergne, procureur au parlement de Paris. Corneille aî.... La fin du mot est dans la marge et ne se lit pas bien. L'orthographe aîné, avec un accent circonflexe, n'était pas inconnue du temps de Corneille; mais nous avons toute raison de croire que ce n'était pas la sienne (voyez tome XI, p. XC).
Le premier de ces renseignements nous a été fourni par un carton de Notes et documents manuscrits relatifs à P. Corneille, venant de M. Houel et de quelques autres personnes, et faisant partie de la bibliothèque de M. le baron Taylor, qui a bien voulu nous les communiquer; le second est dû à l'obligeance de M. Julien Travers.
[99] Tome X, p. 133.
[100] Tome X, p. 135.
[101] Tome X, p. 137.
[102] Tome X, p. 473-476.
[103] Tome X, p. 168.
[104] Voyez tome X, p. 146, note 2.
[105] Tome X, p. 148 et 149.
[106] Tome VI, p. 122.