[261] Voyez l'Art poétique, v. 158-174.
[262] Ibid., v. 120-124.
[263] Ἐπεὶ δὲ μίμησίς ἐστιν ἡ τραγῳδία βελτιόνων, ἡμᾶς δεῖ μιμεῖσθαι τοὺς ἀγαθοὺς εἰκονογράφους· καὶ γὰρ ἐκεῖνοι, ἀποδιδόντες τὴν ἰδίαν μορφὴν, ὁμοίους ποιοῦντες, καλλίους γράφουσιν· οὕτω καὶ τὸν ποιητὴν μιμούμενον καὶ ὀργίλους καὶ ῥᾳθύμους καὶ τἆλλα τὰ τοιαῦτα ἔχοντας ἐπὶ τῶν ἠθῶν, ἐπιεικείας ποιεῖν παράδειγμα ἢ σκληρότητος δεῖ, οἷον τὸν Ἀχιλλέα ἀγαθὸν καὶ Ὅμηρος. (Aristote, Poétique, chap. XV, 8.)—La plupart des éditions, au lieu de αγαθον, donnent Αγαθων, leçon qui obligerait à modifier la traduction de la manière suivante: «C'est ainsi qu'Agathon et Homère ont représenté Achille.» La variante αγαθον est dans l'édition de Pacius (voyez ci-après, p. 34, note 1); elle y est rendue dans la version latine par fortem, non par bonum. Deux autres éditions, assez récentes encore au temps où Corneille écrivait, celle de Paccius (1597, réimprimée en 1606), et celle de G. Duval (1619, 1639, etc.), ont Αγαθων dans le texte grec, mais toutes deux bonum dans leur traduction latine, qui est celle d'Ant. Riccoboni.
[264] Fr. Robortello, philologue italien du seizième siècle, à qui l'on doit une édition de la Poétique d'Aristote accompagnée de plusieurs dissertations. Florence, 1548, in-folio.
[265] «Chaque genre a par lui-même certains degrés suprêmes de beauté, et est susceptible d'une forme très-parfaite, sans dégénérer pour cela de sa nature et de sa figure première.»
[266] Horace, Art poétique, v. 121.
[267] Dans l'édition de Jules Pacius, l'adjectif ῥαιθυμους est traduit par socordes; c'est Alexandre Paccius qui l'a rendu par desides; c'est donc de ce dernier que Corneille veut ici parler, bien qu'il ait écrit le nom par un seul c. Nous avons nommé ces deux philologues un peu plus haut (p. 33, fin de la note de la p. 32). Le second, Alexandre Paccius, après avoir revu le texte de la Poétique d'Aristote sur trois manuscrits, en avait fait une traduction latine, qu'il termina en 1527, mais à laquelle la mort l'empêcha de mettre la dernière main. Son travail fut publié par Guillaume, son fils, sous le titre suivant: Aristotelis Poetica, per Alexandrvm Paccivm, patritivm, florentinvm in latinvm, conversa. Aldus, M.D.XXXVI, in-8o.
[268] Pierre Vettori, l'un des meilleurs critiques de son temps, né à Florence en 1499, est auteur de commentaires fort estimés sur la Rhétorique, la Poétique (1573), la Politique et la Morale d'Aristote.
[269] Daniel Heinsius, philologue hollandais, publia en 1611, à Leyde, une édition de la Poétique d'Aristote, avec un traité De constitutione tragica secundum Aristotelem.
[270] Louis Castelvetro, célèbre critique italien, né au commencement du seizième siècle, auteur d'une traduction et d'un commentaire de la Poétique d'Aristote, publiés à Vienne en 1570.